Snapchat d’abord, Instagram, Facebook et Messenger ensuite et bientôt… LinkedIn : les « stories » ont conquis le web social. À tel point que pour le créateur de Facebook, le fil d’actualité relève déjà du passé. Le point sur un phénomène qui est déjà en train de changer le community management.

Une story, c’est quoi ?

Si vous avez passé les dernières années loin de tout appareil ressemblant de près ou de loin à un smartphone ou un ordinateur (on ne juge pas), les « stories » sont des histoires composées d’images et/ou de courtes séquences vidéo, sur lesquelles leurs créateurs peuvent ajouter des commentaires, des filtres, des stickers, des mini-sondages, etc. Si chez Snapchat, Facebook, Instagram et Messenger, elles sont accessibles temporairement à vos amis/abonnés pendant 24 heures, LinkedIn rompt avec la « tradition » : chez lui, elles sont conçues pour durer : une semaine en page d’accueil, indéfiniment sur les profils.

Exemple ici avec des extraits d’une story réalisée par l’artiste JR, sur Facebook :

Note : les stories sont des contenus pris sur le vif, on les réalise directement depuis son smartphone, d’où l’adoption massive du format vertical.

Finalement, parmi les plateformes sociales les plus importantes, seuls quelques-unes résistent encore à la vague de fond : Twitter, Pinterest. Pour combien de temps ?

On en profite : c’est l’occasion pour vous de (re)tester vos connaissances sur les copieurs que sont devenus les grands réseaux sociaux.

Les stories, un outil « en plus » ou « à la place de » ?

Les stories naissent chez Snapchat, en 2013. Depuis que d’autres plateformes les ont adoptées, elles cohabitent avec les plus classiques fils d’actualité (ce « mur » sur lequel défilent les publications de vos proches, abonnés, etc. ).

Toutefois, chez Facebook, les internautes commencent à développer de nouvelles manières de se raconter. Alors qu’ils publient de moins en moins de statuts (ces publications qui remontent dans votre fil d’actualité), ils se tournent de plus en plus vers Messenger (la messagerie de Facebook) et… les stories.

« Les gens partagent plus de photos, de vidéos et de liens sur WhatsApp et Messenger qu’ils ne le font sur les réseaux sociaux »

Mark Zuckerberg

Plusieurs facteurs se combinent pour expliquer ce phénomène :

  • les scandales liés aux « fake news« , qui enfermeraient les utilisateurs de la plateforme dans des bulles de filtre ;
  • les scandales liés aux fuites de données, par exemple avec l’emblématique Cambridge Analytica ;
  • les erreurs de mesure successives de Facebook sur ses propres performances, qui posent la question de la légitimité des plateformes à être à la fois juges et parties.

En tout cas, les stories s’y sont suffisamment bien implantées pour faire dire au fondateur de Facebook :

« Notre feuille de route pour l’appli Facebook se concentre sur quelques priorités : les stories (…), la vidéo (…) et un focus important sur les groupes et communautés »

Mark Zuckerberg

Quant aux groupes Facebook, chez Le bureau de Ganesh, on est déjà convaincus de leur pertinence dans une stratégie de communication digitale depuis longtemps.

Quelles conséquences pour les community managers ?

Ce qui change

Une story, ça se partage, mais… en message privé. C’est la fin des commentaires en public et des partages massifs, auprès d’un grand nombre de personnes.

En gros, les stories modifient radicalement les mécaniques de viralité et d’interactions à votre disposition. Quand vos abonnés sélectionnent les personnes avec lesquelles ils partagent une histoire, ils font du sur-mesure. Contrairement à vous, ils connaissent leurs interlocuteurs (plus ou moins bien, mais probablement plus finement que vos data ne peuvent les décrire). Et ça marche : taux de clics et partages atteignent des niveaux « impressionnants », rapporte Frenchweb.

Mais, en contrepartie, la dynamique de la conversation change :

  • les internautes ne peuvent vous répondre qu’en privé : c’est la fin des conversations publiques et collectives ;
  • comme la viralité s’appuie exclusivement sur les partages privés, vous perdez la main sur les messages échangés autour de votre story.

Ce qui ne change pas vraiment

Comme pour vos posts « classiques », n’y allez pas trop fort sur la publicité : ce n’est pas ce que les internautes recherchent. Une bonne partie du succès de ces messageries tient précisément à l’absence ou la faible emprise de la publicité !

Vous aurez beaucoup d’occasions d’avoir des conversations « en tête-à-tête » avec vos abonnés : si vous n’y avez pas déjà réfléchi, c’est le moment idéal pour commencer à réfléchir à une stratégie de relation usager ou client sur les réseaux sociaux. D’ailleurs, si vous voulez creuser la question, on vous donne de précieux conseils ici.

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