Entre réseaux sociaux et messageries privées, les internautes ont choisi. C’est en tout cas ce que soutient Amaury Treguer, « Head of Social & Content de l’agence australienne Hausmann Group » selon le site Frenchweb.

Les internautes publient moins sur Facebook

Pour étayer sa thèse, l’auteur mobilise deux grands arguments. D’abord, « les utilisateurs publient de moins en moins sur Facebook – les publications ont chuté d’environ un tiers. » M. Treguer ne précise cependant ni source ni bornes chronologiques. La tendance reste néanmoins vraie puisque Facebook est allé jusqu’à modifier son algorithme de tri des publications pour donner plus de visibilité aux posts de personnes privées.

Le 11 janvier 2018, Facebook a annoncé que seraient privilégiées les publications des personnes privées, au détriment des publications de marques (entreprises, personnalité·es, associations…).

Même si ce n’était pas le seul objectif, le but était d’encourager les utilisateurs à davantage publier. C’est prioritaire pour le réseau social puisque son modèle économique est fondé sur l’exploitation des données de ses utilisateurs. Or, sans activité de ceux-ci, pas de (nouvelles) données exploitables.

Les messageries privées sont plus utilisées que les réseaux sociaux

Ensuite, les messageries privées sont statistiquement plus utilisées que les réseaux sociaux traditionnels : « en 2017, les quatre premières applications de messagerie privée ont plus d’utilisateurs actifs que les quatre premières plateformes sociales. » Au niveau mondial, c’est effectivement le cas. Cela s’explique par la nette prééminence des messageries privées dans de grands pays.

Au Brésil, par exemple, l’application WhatsApp est davantage utilisée que Facebook ! En revanche, c’est loin d’être le cas en France, où WhatsApp n’est « que » 4e, derrière Facebook, YouTube et Messenger (l’application de messagerie de Facebook).

Si, en France, Facebook reste très largement dominant, tous types d’usages confondus, WhatsApp est 4e (et 5e ex-æquo pour les usages informationnels).
Source : Reuters institute (2018).

« Les gens partagent plus de photos, de vidéos et de liens sur WhatsApp et Messenger qu’ils ne le font sur les réseaux sociaux »

Mark Zuckerberg

« Chaque jour, 100 milliards de messages transitent par ces [deux] plates-formes » précise 01Net. Au point que chez Facebook, le fil d’actualités n’est plus une priorité.

Les messageries privées ne proposent pas proposent moins de publicité

Pour expliquer cette migration vers les messageries privées, l’auteur soutient que ces applications sont tout simplement plus agréables. D’après lui, elles « offrent les mêmes fonctionnalités que la plupart des réseaux sociaux (envoyer des messages, photos et vidéos), mais sans les publicités. » Ce qui n’est pas tout à fait vrai :  Messenger propose aux entreprises d’y distribuer de la publicité, tout comme WhatsApp.

En conclusion, Frenchweb affirme que « les responsables marketing doivent commencer à considérer les applications de messagerie instantanée comme partie intégrante de leur plateformes de marques. » Cependant, « il ne s’agit pas d’utiliser ces plateformes comme un autre moyen de promouvoir leur contenu promotionnel. Les marques doivent avant tout se concentrer sur la création de contenu intéressant, divertissant ou utile à leurs audiences. »

Cette migration vers les messageries privées oblige aussi à distribuer des informations plus ciblées… mais sans effrayer les internautes, qui ne sont pas toujours très heureux de recevoir des messages trop personnalisés.


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