L’écriture inclusive, ou égalitaire, se présente comme une forme d’écriture non-sexiste. L’objectif : contribuer à aller vers l’égalité hommes-femmes en rendant de la visibilité à ces dernières. On vous explique comment.

ABC de l'écriture inclusive : illustration

Vous faites quoi dans la vie ?

Une première règle, toute simple, de l’écriture inclusive est de modifier la manière dont nous accordons en genre les fonctions, les titres, les grades, les métiers. Pour certains d’entre eux, ça ne choque personne, tout le monde y est habitué.

Par exemple, vous parlez sans souci de votre boulanger, ou de votre boulangère.

Alors pourquoi ne pas faire pareil partout ? Une présidente, une directrice, une professeure, c’est tout aussi clair. Et ce n’est pas si compliqué. Après tout, si votre assistante maternelle est un homme, vous le qualifiez bien d’assistant maternel, non ?

En groupe, le masculin ne l’emporte plus sur le féminin

Et quand on parle d’un groupe, qui mêle homme(s) et femmes(s) ? Et bien, avec l’écriture inclusive, on fait apparaître les deux genres. écriture inclusive : comment faire ? Pour rendre un texte clairement lisible, pas besoin de signe abscons : on utilise… les points.

Par exemple : « Vous êtes tou.te.s les bienvenu.e.s ici » (et on espère que l’article vous plaît).

Si vous sentez que vous risquez de vous embourber, décomposez, ça marche très bien aussi : « Instituteurs et institutrices accueilleront les parents avec plaisir le jour de la rentrée ». Dans le doute, vous pouvez aussi utiliser ce qu’on appelle des épicènes. Ces mots sont extrêmement pratiques : ils s’écrivent de la même manière au masculin et au féminin.

Par exemple : « Les membres de l’association ouvrent la séance à 20h ».

Quant aux « droits de l’Homme », pourquoi ne pas tout simplement les appeler les « droits de la personne humaine », ou, encore mieux pour les fans de la concision, les « droits humains » ? Et hop, le tour est joué !

« Oui, mais c’est moche, l’écriture inclusive ! »

Les goûts et les couleurs, pensez-vous ? Essayons de déplacer le débat : est-ce vraiment moche, l’écriture inclusive, ou bien êtes-vous tellement habitué à votre manière d’écrire que ça influence votre perception ?

Si on vous dit que les métiers ont leurs équivalents féminins depuis le Moyen-Âge, ça vous fait réfléchir ?

Source : GIPHY

On vous invite à aller plus loin avec le manuel d’écriture inclusive de Mots clés ou le guide préparé par le HCE (Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes). D’ailleurs, un ensemble d’institutions, ministères, organismes publics, collectivités, contribue à diffuser l’écriture inclusive.


Si vous souhaitez creuser le sujet de la communication non-sexiste, on vous donne quelques conseils ici. Et si vous souhaitez en discuter, on est à votre entière disposition 🙂 Enregistrer Enregistrer

Enregistrer