C’est une première dans l’histoire de Twitter : un président des États-Unis, Donald Trump, a vu son compte définitivement supprimé. Un coup de tonnerre qui rappelle combien les réseaux sociaux imposent leurs règles à tous leurs utilisateurs. En creux, c’est une apologie pour les bons vieux sites web.

Pressé·e ? Voici la synthèse de l’article !
La suppression du compte Twitter de Trump révèle une prise de conscience : sur les réseaux sociaux, vous êtes locataire. Le propriétaire peut décider à tout moment de baisser la visibilité de vos contenus ou même de supprimer votre compte. Cette prise de conscience pourrait réhabiliter un support considéré comme ringard : le bon vieux site web. Les sites web vous donnent un contrôle total sur vos données et vos contenus. Une liberté permise grâce au fondement même d’Internet : la décentralisation de l’information.

Vendredi 8 janvier 2021, Twitter a suspendu définitivement le compte Twitter de Donald Trump. Une « décision justifiée [selon Twitter] par les risques « de nouvelles incitations à la violence » de la part du président américain sortant » rappelle le journal Le Monde à suite de l’invasion du Capitole. Twitter n’est pas le seul réseau social à avoir décidé de suspendre le compte de Donald Trump. Facebook, Snapchat, Twitch et YouTube ont fait de même, le plus souvent pour une durée temporaire.

Ces suspensions en chaîne sont autant de coups de tonnerre. Elles montrent à quel point les utilisateurs des réseaux sociaux sont dépendants de conditions générales d’utilisation qui les dépassent. Et pour cause : sur les réseaux sociaux, nous sommes tous locataires d’un espace privé.

Sur les réseaux sociaux, vous êtes locataire

Saviez-vous que Twitter est « susceptible de restreindre la distribution ou la visibilité de tout contenu ou de suspendre ou résilier un utilisateur et de récupérer des noms d’utilisateurs, sans encourir aucune responsabilité à votre égard » ?

Autre exemple : saviez-vous que Facebook « recueille des informations sur (…) les personnes avec lesquelles vous communiquez le plus ou les groupes dont vous faites partie » ?

Si vous ne le savez pas, vous n’avez pas lu les conditions générales d’utilisation (CGU) de ces réseaux sociaux. Vous n’êtes pas seul·e : une toute petite minorité d’internautes lit ces CGU. Pourtant, elles déterminent ce qu’il est possible de faire ou pas sur un réseau social.

Les conditions générales d’utilisation sont une sorte de règlement intérieur de chaque plateforme (Twitter, Facebook, Snapchat…). Elles rappellent un fait fondamental : quand nous utilisons ces outils, nous sommes dépendants de leur bon vouloir. Les réseaux sociaux peuvent en effet décider n’importe quand de changer leur règlement – et ils ne s’en privent pas.

Cette dépendance est à la source de la mésaventure de Trump. Tout Président des États-Unis qu’il était au moment des faits, Donald Trump était locataire de Twitter, comme n’importe quel utilisateur. À ce titre, il pouvait être sanctionné par le réseau social, là aussi comme n’importe quel utilisateur.

Une mésaventure qui n’aurait pas pu arriver si Trump s’exprimait sur un outil vieux comme le web : un site internet.

Sur un site web, c’est vous le propriétaire

Donald Trump ne peut plus s’exprimer en ligne. Voilà en substance ce que nous avons pu lire suite à la décision prise par Twitter de bannir Trump. C’est pourtant faux.

Considérer qu’on ne peut plus s’exprimer en ligne hors des réseaux sociaux, c’est oublier qu’Internet est composé d’espaces d’expression beaucoup plus divers que les seules plateformes sociales. Par exemple : les sites internet. Que ce soit un blog, une page web qui référence des podcasts, un portfolio ou encore un catalogue de produits, les sites web permettent de faire tout ce promettent les réseaux sociaux – et même beaucoup plus.

Par ailleurs, les sites web ont un point fort que les réseaux sociaux n’ont pas : la souveraineté. Quand vous administrez un site web, vous êtes le seul maître à bord. Vous payez en effet votre hébergement (le stockage de vos données sur un serveur). Ce paiement fait de vous le seul souverain de cet espace (dans les limites du respect de la loi, bien entendu).

Pourquoi les sites web vous assurent un contrôle total

Cet hébergement assure une totale liberté aux administrateurs des sites web. Pour une raison simple : il n’existe pas d’autorité centrale des sites web. Il n’existe donc pas de CGU pour les sites web. C’est le fondement même d’Internet : les informations sont décentralisées. Sur un réseau social en revanche, toutes nos informations sont centralisées chez le propriétaire de ce réseau social.

Un site web vous assure donc une liberté d’expression complète (hors restrictions légales : évitez l’incitation à la haine, par exemple). Cette liberté concerne non seulement les contenus mais aussi leur forme. Ainsi, sur votre site web, vous êtes sûr que les fonctionnalités ne changeront pas du jour au lendemain et qu’aucun de vos contenus ne verra sa visibilité baisser sans raison.


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