Et si les réseaux sociaux n’étaient pas (seulement) des espaces communautaires, mais aussi des espaces de… recherche ? Cette hypothèse, qui est une tendance en croissance, mérite que vous vous y arrêtiez. Elle a son propre nom : le SMO. Explications.

Les réseaux sociaux, nouveau terrain de jeu du « search »
Que celles et ceux qui n’ont jamais cherché une recette de cuisine sur TikTok nous jette le premier pixel… Les réseaux sociaux sont devenus des moteurs de recherche à part entière.
Ils sont même plus que ça : à Google, jusqu’à ce que Gemini vous réponde directement, vous demandiez des listes de sites web qui répondaient à votre question. À TikTok, Youtube ou Instagram, vous demandez la réponse, directement là où vous la cherchez :
- votre recette de cuisine, sur TikTok
- votre tuto pour changer la chaîne de votre vélo, sur Youtube
- la dernière vidéo de votre humoriste préféré, directement dans les Reels sur Instagram.
Oubliez d’amener les internautes vers votre site web depuis les réseaux sociaux (le fameux objectif de trafic) : dans la plupart des cas, ça ne fonctionne tout simplement pas. À la place, vous devez apporter la réponse sur la plateforme où l’internaute fait sa recherche.
C’est particulièrement vrai si vous vous adressez aux plus jeunes générations.
Réseaux sociaux : du « search » totalement oralisé
Les assistants vocaux avaient commencé à oraliser la manière dont les internautes formulent une requête.
Les LLMs (ChatGPT, Gemini…) ont accéléré cette évolution.
Et oui, avant, on optimisait chaque page de son site web pour un jeu de mots-clés. Par exemple : « fonctionnement recherche informations moteur recherche ». Aujourd’hui, on optimise chaque page de son site web pour qu’elle réponde à une question en langage naturel. par exemple : « Comment les internautes recherchent de l’info en ligne ? ».
Ce que ça change ? Pour toucher vos audiences, vous devez non seulement connaître les sujets qui les intéressent, mais aussi les questions qu’elles se posent sur ces sujets. Le tout, à l’endroit où elles le cherchent, c’est-à-dire plus nécessairement sur votre site web.
Optimiser vos posts sur les réseaux sociaux, c’est vous assurer que l’offre (vos posts) répondent à la demande (la question de l’internaute). C’est ce qu’on appelle le « SMO », pour « social media optimization ». L’équivalent social du SEO.
Concrètement ? Vous devez construire vos posts en partant de freins, de frictions, de questionnements, de doutes, qui peuvent être ceux de vos cibles. Ça a toujours été une stratégie efficace, certes, mais maintenant, c’est surtout une stratégie indispensable. Ayez le réflexe « longue traîne » pour attirer les visiteurs : des questions très spécifiques, plutôt que trop généralistes. Parce que c’est là que vous pouvez faire la différence !
Search : les frontières bougent vite
Les LLMs, ou moteurs de réponses, piochent aussi dans les plateformes sociales pour construire leurs réponses aux internautes. Un cas de figure emblématique de cette frontière qui se brouille est Reddit, forum devenu en quelques mois le chouchou des référenceurs professionnels.
Ceci dit, ce qui compte, ou pas, en SEO, évolue depuis plus longtemps : un temps, Google a indexé des tweets. Puis des posts Instagram. Un onglet « vidéos courtes » permet maintenant de trier les résultats de recherche chez Google et propose des contenus qui viennent de Youtube, de Pinterest, d’Instagram, de TikTok (cherchez une recette de cuisine, vous allez voir…).
Concrètement ? Une fois l’internaute chez vous, ne le laissez pas filer si facilement. Mobilisez au maximum les fonctionnalités de vos réseaux sociaux pour garder l’internaute avec vous.
Des exemples ?
Vous faites du e-commerce : utilisez les fonctionnalités de social selling de Pinterest ou Meta (leur boutique « native »).
Vous cherchez à générer ldes leads sur LinkedIn ? Utilisez un formulaire natif plutôt que de demander à l’internaute de vous envoyer un mail.
Bonnes pratiques SEO et SMO se cumulent
Parler la même langue que vos cibles, c’est un préalable indispensable. En plus, il faut jouer le jeu des plateformes sociales.
Pour maximiser la portée potentielle de vos posts, vous devez aussi animer vos communautés. C’est-à-dire :
- répondre activement aux commentaires des internautes
- commenter les posts d’autres comptes ou pages
- animer des groupes
- valoriser les contenus créés par vos cibles (ce qu’on appelle l’UGC, pour « user generated content »).
Bref, du community management pur et dur.
Si vous voulez impulser ou pérenniser une telle dynamique, le mieux est encore de vous faire accompagner par un agence qui cumule les deux expertises !
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