Une pléthore d’outils d’édition numérique existe sur internet. Très utiles pour créer des formats propres et efficaces, ces outils sont cependant souvent « propriétaires », c’est-à-dire qu’ils appartiennent à des entreprises… qui peuvent décider de leur avenir sans vous demander votre avis. Pour sortir de cette dépendance, on vous emmène visiter les richesses de l’open source !

En quoi consiste l’open source ?

L’open source est une philosophie d’internet qui promeut « les possibilités de libre redistribution, d’accès au code source et de création de travaux dérivés. » selon la définition qu’en donne Wikipédia. Autrement dit : les outils open source sont « libres » (à ne pas confondre avec gratuits), c’est-à-dire à la disposition de toutes et tous les internautes, sans contrainte ou obstacle (par exemple, une connexion préalable via votre compte Facebook).

En comparaison des outils dits « propriétaires », c’est un énorme avantage. En effet, quand nous utilisons des outils open source, nous sommes certain·es que rien n’arrivera aux contenus produits avec. Aucun propriétaire ne décidera que cet outil sera dorénavant payant ou que ce format n’est finalement pas intéressant et sera donc abandonné. Imaginez par exemple qu’Adobe arrête de maintenir Photoshop, ou que Facebook modifie les contraintes techniques liées aux vidéos supportées par la plateforme…

La Bible du journal « Le Temps »

Malheureusement, ces outils n’ont souvent pas la notoriété qu’ils méritent. D’où la très bonne idée du journal suisse Le Temps qui a publié une boîte à outils d’édition numérique, que la rédaction utilise pour créer les différents formats du journal. Ces outils sont tous open source.

 

La home page de la boîte à outils d'édition numérique du journal suisse Le Temps.

 

Voici quelques exemples.

1. Les « timelines »

Les « timelines » sont des contenus (anté-)chronologiques. Un format très utile pour donner de la profondeur à un sujet qui comporte une certaine antériorité, tout en permettant une lecture agréable. Voici la source de l’exemple ci-dessous.

 

Un exemple de timeline du journal Le Temps à propos des grandes découvertes scientifiquesLa première partie de la timeline "Sciences" du journal Le Temps, portant sur Toumaï, "l'ancêtre de l'humanité".

La deuxième partie de la "timeline" du journal Le Temps, consacrée cette fois au séquençage du génome humain.

 

2. Les « sliders avant / après »

Ce format permet de comparer, en général à partir de photographies, l’évolution d’une situation donnée. Ici, l’exemple montré par le journal Le Temps montre l’évolution urbanistique d’un canton suisse.

 

Un exemple de "slider" avant / après du journal Le Temps. Ici, ce format montre l'évolution urbanistique d'un canton suisse.

3. Les quiz

Ici, l’exemple du journal Le Temps est un prétexte pour revaloriser des archives du journal (cf. la home page du quiz). Une très bonne idée qui permet de produire un contenu très engageant en minimisant la production éditoriale supplémentaire.

 

Un exemple de quiz du journal Le Temps.

 

Tous ces formats permettent d’envisager de multiples utilisations potentielles, que vous soyez un gros éditeur de contenus ou une PME. Toute la question est de trouver les bons sujets et le bon format pour les traiter, en fonction de vos objectifs et de vos publics. Nous avons déjà parlé ici de ces indispensables méthodologiques.

Plein d’autres formats et exemples sont présentés dans la « toolbox » du journal. On vous encourage à la consulter et surtout… à vous en servir ! 🙂


Et si vous souhaitez quelques conseils, on est bien sûr à votre disposition ici ou sur notre page LinkedIn !